Quand je présente MiamOS à un restaurateur, la première question n'est jamais sur les fonctionnalités. C'est : « et vous prenez combien par couvert ? » La réponse est zéro, et ce n'est pas une promotion de lancement. C'est une décision de conception.

La commission punit ceux qui réussissent

Un modèle à la commission a une propriété simple : plus votre restaurant marche, plus vous payez. Vous investissez dans votre carte, vous formez votre équipe, vous soignez votre salle, vous remplissez vos services, et votre facture logicielle augmente au même rythme.

Personne ne raisonne comme ça avec ses autres outils. Votre logiciel de caisse ne vous prend pas un pourcentage sur les additions. Votre four ne coûte pas plus cher les soirs où il tourne. Pourquoi la réservation, elle, serait indexée sur votre succès ?

Faisons le calcul, sans citer personne

Prenons une hypothèse de travail. Imaginons une plateforme qui facture 2 € par couvert réservé en ligne. Un restaurant qui reçoit 300 couverts réservés par mois paie 600 €. S'il monte à 500 couverts parce qu'il travaille bien, il paie 1 000 €.

Un abonnement fixe, lui, ne bouge pas. 300 couverts ou 800 couverts, c'est le même montant, connu d'avance, budgétable. Passé un certain volume, l'écart n'est plus une question de quelques euros : c'est un salaire de commis sur l'année.

Le calcul du point de bascule est à votre portée : divisez votre abonnement par la commission par couvert. Vous obtenez le nombre de couverts au-delà duquel l'abonnement vous coûte moins cher. Faites-le avec vos propres chiffres, pas avec les miens.

Ce que la commission fait au produit

Il y a un effet moins visible, et il est plus grave. Une plateforme rémunérée à la commission a intérêt à ce que la réservation passe par elle, pas par vous. Elle a intérêt à posséder votre client, à lui envoyer des offres pour le restaurant d'en face, à devenir l'endroit où il choisit où manger.

Un outil vendu par abonnement n'a pas ce conflit. Il est payé pour vous rendre service, pas pour s'intercaler entre vous et vos clients. C'est pour ça que dans MiamOS, votre fichier client est le vôtre. Vous l'exportez quand vous voulez. Il ne sert à personne d'autre.

Ce que ça nous coûte

Soyons honnêtes : ce choix nous complique la vie. La commission est un modèle confortable pour un éditeur, il grandit tout seul avec ses clients. L'abonnement, lui, oblige à démontrer sa valeur chaque mois, à ne pas décevoir, à continuer de construire.

C'est très bien ainsi. Si un jour MiamOS ne vaut plus son abonnement, vous devez pouvoir partir. Cette pression-là est saine, et elle vous protège.

Un choix de modèle, pas un argument

Les restaurateurs réunionnais que je rencontre ont déjà donné. Beaucoup ont vu des pourcentages grignoter leur marge, sur la réservation comme sur la livraison. La méfiance est méritée.

Alors je l'écris noir sur blanc : MiamOS ne prélève aucune commission sur vos réservations. Vous payez un abonnement, et ce que vos tables rapportent reste chez vous. C'est ce qui est écrit dans le contrat de partenariat, et c'est ce qui vous engage avec nous plutôt qu'un pourcentage qui grandit à mesure que vous travaillez.

Si vous voulez comprendre à quoi ressemble un logiciel de restaurant sans commission, parlons-en. Une démo, c'est 20 minutes, et on part de vos chiffres.

PO
Pierre-Olivier JosephFondateur de MiamAli & MiamOS · Aikiro Lab, La Réunion